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A l’occasion de ses démarches de prospection, la Fondation Supélec est amenée à contacter les services R&D d'entreprises-cibles. Lorsqu’il s’agit de rendez-vous avec un directeur de l’innovation, les enseignants-chercheurs de l’Ecole apportent une expertise technique et scientifique indispensable. De cette synergie naît la reconnaissance de l’expertise de Supélec et des actions de la Fondation tournées vers la recherche.En décembre dernier, la Fondation a sollicité Guillaume Sandou pour l’accompagner sur un rendez-vous avec le Groupe Saur.
« Pur produit de la maison » ainsi qu’il se présente lui-même, Guillaume Sandou est ingénieur Supélec (promotion 2002) et enseignant-chercheur au département automatique. Il a soutenu sa thèse sur « la modélisation, l’optimisation et la commande de parcs de production multi-énergie » en collaboration avec EDF et travaille aujourd’hui plus particulièrement sur l’optimisation des systèmes. Malgré un emploi du temps chargé, il trouve encore le temps d’enseigner à l’ENSTA, aux Mines de Nantes, à Centrale Paris, à l’Université d’Evry et à l’Ecole Militaire. Il encadre par ailleurs trois doctorants cette année.
D’un profil discret, Guillaume Sandou répond aux questions de la Fondation.
Nous vous remercions d’avoir participé à cette initiative qui se prolongera par un deuxième rendez-vous en mai prochain. Quelle était votre perception de la Fondation Supélec avant cette collaboration ? Qu’en connaissiez-vous ?
La Fondation est un sujet parfois lointain. Les enseignants-chercheurs en comprennent le rôle, mais pas toujours son fonctionnement. Nous savons que la Fondation a vocation à trouver un nombre de plus en plus grand de donateurs et que son modèle fait porter ses actions sur les intérêts du capital : ce système n’est pas évident à appréhender par tous.
Le 1er Prix de la Publication de la Fondation Supélec a été remis lors de la soirée prestige de novembre 2011. Cette action vous semble-t-elle susceptible de promouvoir la Fondation auprès notamment des enseignants-chercheurs ?
Effectivement, il y a une certaine méconnaissance de ce que fait la Fondation et notamment des actions plus concrètes qui touchent les enseignants. Ce type d’événement permet de la faire mieux connaître. Je sais qu’un certain nombre de thèses sont financées par la Fondation (le département automatique se montre d’ailleurs très réactif sur les appels à candidatures). Ce qu’ignore la plupart des enseignants-chercheurs, mis à part, bien entendu, l’enseignant qui a fait la démarche et le bénéficiaire !
Quelles ont été vos motivations lorsque la Fondation a fait appel à vous pour une rencontre avec le Groupe Saur ?
Je ne sais pas si j’avais des motivations très précises. Rendre ponctuellement service… Aussi parce que le Groupe Saur m’intéresse en particulier. Comme je vous le disais, j’ai fait ma thèse sur les réseaux d’énergie et les transferts énergétiques. Concrètement, il s’agissait de comprendre comment apporter de l’eau chaude du producteur au consommateur en minimisant le coût d’exploitation global. Or, le Groupe Saur transporte de l’eau froide. Les deux sujets sont connexes.
Est-ce que votre perception de la Fondation a changé après ce rendez-vous ?
Oui, sûrement. Ce qui est intéressant, c’est l’opportunité d’aller voir de nouvelles entreprises. Nous, les enseignants-chercheurs, avons des contacts industriels, mais nous tournons un peu en vase clos. Nous travaillons toujours avec les mêmes entreprises et a fortiori avec les mêmes personnes à l’intérieur de l’entreprise. Ce peut être par exemple, d'anciens doctorants qui ont fait leur thèse en collaboration avec une entreprise et sont restés par la suite. Concrètement, nous n’avons pas le temps de prospecter. Accompagner la Fondation permet de rencontrer des entreprises que l’on connaît peu comme Saur.
Un autre rendez-vous est prévu en mai prochain avec vos collègues Sihem Tebbani, Didier Dumur et Marc Petit. Vous avez été sollicité pour jouer le rôle d’intermédiaire auprès d’eux. Comment leur avez-vous parlé de l’initiative de la Fondation ? Quelles ont été leurs réactions ?
Plutôt positives. Il y a une accordance entre leurs thèmes de recherche et Saur, en particulier sur les micro-algues, sujet sur lequel travaille le groupe en collaboration avec Centrale Paris. Ils ont été naturellement intéressés, estimant que c’était là une bonne initiative.
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